lundi 12 octobre 2015

Maman prison, c'est selon.

Parfois j'aimerais vivre toutes les hypothèses que je soumets à mes lecteurs. Enfin aujourd'hui, c'est suite à une expérience d'avoir côtoyé des habitués de la prison que j'ose cette lettre d'opinion.
À mon arrivée dans une magnifique région de la belle province, j'ai trouvé une chambre dans une maison de chambre, avec vue sur la rivière, et en plein centre-ville. Un article dans le journal relatait presque au même moment la dure réalité des habitants des maisons de chambre. En effet, il est difficile d'y dormir parfois...
La clientèle des maisons de chambre est diverse et variée, et elle est souvent issue de la classe pauvre. Cependant une grande partie des chambreurs est constituée des anciens pensionnaires de la prison. Je l'ai appris en fraternisant avec mes voisins qui m'ont confié certains aspects de leur vie de prisonniers. Mais on en apprend plus lorsque le premier du mois les anciens camarades de cellules se réunissent pour la fête.
"Quand j'étais en prison, on devait toujours..."
"Moé j'ai souvent été au trou, et pour aller à'a toilette..."
"T'en rappelles-tu en d'dans quand on se faisait..."
Ces commentaires sont éloquents et sont dits haut et sans gène. Pour les gens qui n'ont pas eu de chance, la prison est une mère.
Les prisonniers mangent en prison, ils y dorment, ils sont obligés de porter un uniforme, bref on s'occupe d'eux à grand frais, tout le monde le sais. Lors qu'on n'est pas gentil, en plus on a droit à de l'attention. La sonnerie met en garde tout le monde, les gardes se munissent d'armure et s'assurent de maîtriser le contrevenant selon un protocole qui ne lui laisse pas de blessure apparente.
De nos jours les gardiens de prison sont formés. Tous ne sont pas sûrs d'exercer ce métier, mais la formation est garantie par le gouvernement.
On offre aux prisonnier du foyer, la sécurité et de l'attention. Alors pourquoi sortir? Pourquoi pas rentrer?
La prison est là pour protéger la population en enfermant les contrevenants, ce à grands frais. On espère réhabiliter les criminels mais une partie d'entre eux s'y sentent confortables et feront le nécessaire pour y retourner.
On ne changera jamais les gens malades mentaux en les enfermant en prison. Cet endroit n'est nullement une forme de punition, sinon une forme de fantasmes pour certains. Pour le commun de la population, une fouille représente une humiliation, mais pour les gens du type maniaques sexuels, cela constitue un attouchement sensuel qui a pour caractéristique d'être pratiqué avec une technique dépourvue de dégradance. Tout cela est faux et constitue un savon pour les élus, avec lequel ils peuvent momentanément se débarrasser de la crotte sociale. Et quand on échappe le savon, il ne faut surtout pas le ramasser.
Il est inutile d'emprisonner les criminels non dangereux et il est urgent de redéfinir tout ce système d'incarcération, car il n'est pas efficace et coûte très cher, en argent et en coût social.

Qu'en pensez-vous?