Parfois
j'aimerais vivre toutes les hypothèses que je soumets à mes
lecteurs. Enfin aujourd'hui, c'est suite à une expérience d'avoir
côtoyé des habitués de la prison que j'ose cette lettre d'opinion.
À mon arrivée
dans une magnifique région de la belle province, j'ai trouvé une
chambre dans une maison de chambre, avec vue sur la rivière, et en
plein centre-ville. Un article dans le journal relatait presque au
même moment la dure réalité des habitants des maisons de chambre.
En effet, il est difficile d'y dormir parfois...
La clientèle
des maisons de chambre est diverse et variée, et elle est souvent
issue de la classe pauvre. Cependant une grande partie des chambreurs
est constituée des anciens pensionnaires de la prison. Je l'ai
appris en fraternisant avec mes voisins qui m'ont confié certains
aspects de leur vie de prisonniers. Mais on en apprend plus lorsque
le premier du mois les anciens camarades de cellules se réunissent
pour la fête.
"Quand
j'étais en prison, on devait toujours..."
"Moé j'ai
souvent été au trou, et pour aller à'a toilette..."
"T'en
rappelles-tu en d'dans quand on se faisait..."
Ces
commentaires sont éloquents et sont dits haut et sans gène. Pour
les gens qui n'ont pas eu de chance, la prison est une mère.
Les prisonniers
mangent en prison, ils y dorment, ils sont obligés de porter un
uniforme, bref on s'occupe d'eux à grand frais, tout le monde le
sais. Lors qu'on n'est pas gentil, en plus on a droit à de
l'attention. La sonnerie met en garde tout le monde, les gardes se
munissent d'armure et s'assurent de maîtriser le contrevenant selon
un protocole qui ne lui laisse pas de blessure apparente.
De nos jours
les gardiens de prison sont formés. Tous ne sont pas sûrs d'exercer
ce métier, mais la formation est garantie par le gouvernement.
On offre aux
prisonnier du foyer, la sécurité et de l'attention. Alors pourquoi
sortir? Pourquoi pas rentrer?
La prison est
là pour protéger la population en enfermant les contrevenants, ce à
grands frais. On espère réhabiliter les criminels mais une partie
d'entre eux s'y sentent confortables et feront le nécessaire pour y
retourner.
On ne changera
jamais les gens malades mentaux en les enfermant en prison.
Cet endroit n'est nullement une forme de punition, sinon une forme de
fantasmes pour certains. Pour le commun de la population, une fouille
représente une humiliation, mais pour les gens du type maniaques
sexuels, cela constitue un attouchement sensuel qui a pour
caractéristique d'être pratiqué avec une technique dépourvue de
dégradance. Tout cela est faux et constitue un savon pour les élus,
avec lequel ils peuvent momentanément se débarrasser de la crotte
sociale. Et quand on échappe le savon, il ne faut surtout pas le
ramasser.
Il est inutile
d'emprisonner les criminels non dangereux et il est urgent de
redéfinir tout ce système d'incarcération, car il n'est pas
efficace et coûte très cher, en argent et en coût social.
Qu'en
pensez-vous?

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